La Boîte Concept, l’écrin haut de gamme de la Hi-Fi française

« Les produits sont beaux, design, très quali, et totalement dans la tendance d’aujourd’hui : des objets épurés Made in France. Je crois que La Boite Concept a tapé dans le mille. » Acheteuse aux événements commerciaux du Bon Marché, Gala Granier-Deferre (oui, de la famille de Pierre, le célèbre réalisateur frondeur de La Nouvelle Vague) ne tarit pas d’éloges sur les enceintes contemporaines confectionnées depuis 2008 par la société de Timothée Cagniard.

 – Gala Granier-Deferre et Timothée Cagnard – 

En ce 20 avril, le jeune patron parisien de 32 ans, brun ténébreux plutôt beau gosse et papa d’une petite fille de bientôt un an, débute sa journée de travail par un rendez-vous business au cœur de la Galerie Imaginaire du grand magasin parisien de la rue de Sèvres. Il vient vanter les mérites de ses enceintes uniques, en revenant notamment sur leurs origines.

 – La LD Cube –
Le son haut de gamme 

L’histoire de La Boite Concept est avant tout celle d’un clan et d’une passion : les créateurs Marie, Thierry, Guillaume et Timothée Cagniard représentent en effet trois générations de la famille fondatrice en 1938 de la célèbre marque d’enceintes Siare. Ce savoir-faire familial de la Hi-Fi traditionnelle se retrouve aujourd’hui dans chaque produit confectionné par l’entreprise. « Nos appareils sont ergonomiques, esthétiques, simples à utiliser avec un son Haute-Fidélité », nous explique Timothée Cagniard. Ses consoles, haute ou basse, sont des tout-en-un qui intègrent haut-parleurs, ampli, entrées optiques et auxiliaires, connectivité sans fil, convertisseur DAC, etc.
 – La LP 160, dernière platine de l’artisan – 

Technologiquement moderne, elles s’appairent en quelques secondes avec smartphones, tablettes et ordinateurs. Du mobilier high-tech haut de gamme totalement lifestyle qui séduit autant les amoureux d’un son pur et authentique que les férus de design. « J’ai été bluffé par le son indique à GQ Vincent Abraham responsable du e-commerce de la très chic boutique Retrofutur dans le 10ème arrondissement de Paris. Ce n’était pas encore mon métier, mais j’ai tout de suite été épaté par la qualité acoustique. Et puis l’objet en lui-même était complètement nouveau, je dirai même jamais vu. Il suscitait vraiment l’étonnement. »

C’est toujours le cas huit ans après la création de l’entité sonore comme le prouve la dernière pépite, le LP160, une enceinte bureau dotée de 8 haut-parleurs pour une amplification analogique de 2 x 80 watts de la marque normande Atoll et d’une entrée phono pour platine vinyle. À la fois rétro et moderne, le produit a été plébiscité par toute la presse, GQ en tête qui lui consacrait une pleine page dans son numéro d’avril (#97). Exposé, notamment, au magasin Retrofutur, il se vend bien selon Vincent Abraham malgré un prix deux fois supérieur (2 650€ en noir laqué, 2 850€ en bois) aux modèles phares de la marque française, les LD120 et LD 130.
 – Vincent Abraham, responsable du e-commerce de Retrofutur –
Toujours un temps d’avance

Nous profitons de l’absence de Timothée Cagniard en RDV business au Bon Marché – qui souhaite que La Boite Concept lui confectionne une édition spéciale pour l’espace thématique « Paris » qui occupera la Galerie Imaginaire pendant un mois et demi à partir de septembre prochain – pour essayer d’en savoir plus sur le boss de cette entreprise.

« La culture de Timothée est impressionnante, dans la musique de par sa famille bien sûr, mais également en mode, art, acoustique… À 12 ans, il bricolait déjà des enceintes ! » Vincent Abraham, Retrofutur.

« Nous nous sommes rencontrés à l’École de Commerce ISTEC, nous avions pas mal de copains en commun, nous confie Vincent Abraham accoudé à la caisse de la boutique Retrofutur. Lorsque nous avons fini l’école, nous étions de bons potes. Je l’avais un peu aidé lors du lancement de son site Internet, un guide de sorties qui n’a pas vraiment bien pris ! Puis il a switché sur La Boite Concept. Je suis assez fier car j’ai eu la troisième enceinte de la première série mise en vente sur le marché, la LD120 en 2010 ! »
 – Le LD Cube en construction –
Aujourd’hui, célébrités sportives et culturelles se font installer les mobiliers acoustiques siglés du petit cube noir et blanc, signe que le produit est à l’avant-garde de la technologie et du mobilier. « Timothée est visionnaire poursuit Vincent Abraham. Il anticipe tout, comme s’il savait ce qui allait marcher ou pas. Il sait également rester très calme, il a une belle manière de ne pas donner son stress aux autres, ce qui fait de lui un bon manager. Par ailleurs, la culture de Timothée est impressionnante, dans la musique de par sa famille bien sûr, mais également en mode, art, acoustique… À 12 ans, il bricolait déjà des enceintes ! » Un background énorme donc, à la fois esthétique et technique. Ce qui fait d’ailleurs dire à Timothée Cagniard qu’il a une « double casquette », plusieurs métiers dans le métier. « Je joue avec les codes du mobilier contemporain et ceux de la Hi-Fi, deux domaines complètement différents. Je m’occupe du commercial, de la distribution, de la création et de la technique. »

Une activité dense loin de l’ennuyer même s’il ne s’attendait pas forcément à tout cela lors de la création de sa société il y a huit ans. « Ce que je vis est plutôt conforme à ce que je pensais, mais je n’avais pas vraiment conscience à quel point il était difficile de créer un produit innovant. Ma déception vient du processus, du temps et du coût pour développer ce genre d’objets. Si c’était à refaire, j’aimerais bien que l’on fasse davantage de produits, même si cela serait sûrement beaucoup moins excitant si nous en lancions dix par an plutôt qu’un seul comme aujourd’hui. » Un brin nostalgique, sa passion et sa flamme reprennent le dessus une fois dans le Uber qui nous transporte au Carrefour de l’Odéon (Paris 6) pour déjeuner, debout, à L’avant-comptoir de la Mer, le restaurant de tapas poissons et fruits de mer ouvert en février dernier par Yves Camdeborde. Quand un Basque pure souche accueille un Basque d’adoption.

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