in

Présentation de jeux télé : mais pourquoi y a-t-il si peu de femmes ? [PHOTOS]

Présentation de jeux télé : mais pourquoi y a-t-il si peu de femmes ? [PHOTOS]



Un brin de sexisme dans le milieu des jeux télé ? La question peut se poser quand on sait que depuis les années 1950, seule une dizaine de femmes ont eu leur chance, en solo, sur ce type de rendez-vous. France 3 tente de changer la donne avec Églantine Éméyé sur Trouvez l’intrus et Carinne Teyssandier pour 8 Chances de tout gagner , des jeux programmés le week-end dès le 29 octobre. Deux promotions qui traduisent la volonté de Delphine Ernotte , présidente de France Télévisions, de féminiser l’antenne. Emmanuel Garcia, responsable des jeux, témoigne : « Nous nous sommes aperçus que notre bloc jeu était incarné par des hommes et nous voulions casser cette dynamique ».

« Les femmes sont associées au romantisme »

Pourquoi les femmes ont-elles été longtemps mises à l’écart ou pourquoi n’ont-elles été jusqu’alors cantonnées qu’à des rôles de potiche ( Annie Pujol dans La Roue de la fortune ou Pépita dans Pyramide) ? « C’est archaïque mais le jeu, la compétition sont attribués aux hommes dans l’inconscient collectif, explique Sabrina Philippe , psychologue spécialiste des médias. Les femmes sont plus associées au romantisme, à la confidence. » François Jost, prof des universités en sciences de l’information et de la communication, estime que : « Dans les années 1950, les jeux étaient axés sur le savoir, et les chaînes considéraient qu’il fallait un homme sérieux pour les présenter. Et cette représentation machiste a perduré ! « 

Une hypothèse que ne partage pas Nagui , producteur de Trouvez l’intrus : « Je peux me tromper mais je pense que beaucoup de téléspectatrices ne veulent pas forcément voir des femmes à la télé sur ce type de programmes, en tout cas pas n’importe quel type de femmes. Elles préfèrent plus voir une bonne copine qu’une croqueuse d’hommes. » Sabrina Philippe renchérit : «  Laurence Boccolini en est l’exemple type . Elle s’est toujours habillée de manière très masculine, avec un comportement très viril. À l’antenne, elle était presque identifiée comme un homme ! « 

Un côté potache réservé aux hommes

Par ailleurs, même à notre époque, les hommes ont toujours une plus grande liberté de ton que les femmes. « Dans les jeux, les vannes fusent, admet François Jost. Des animateurs comme Nagui sont volontiers salaces. Peut-être n’imaginait-on pas les femmes dans un tel registre. Or, récemment, Karine Le Marchand a prouvé, dans Ambition intime , qu’elle valait tous les Nagui du monde. » Alors, pas de blagues potaches pour Carinne et Églantine mais douceur et naturel pour deux jeux qui ont vocation à passer en quotidienne à l’avenir… « Églantine et moi avons été choisies par France Télévisions pour notre côté doux et sympa, explique Carinne. J’espère que le public sera conquis. « 

« Cela ne plaisait pas à tout le monde »

Dans les années 1990, Laurence Boccolini est la première femme à prendre les rennes d’une émission, c’était Que le meilleur gagne sur France 2, en 1995. Un an plus tard,  Marie-Ange Nardi est choisie pour être la maîtresse de cérémonie d’un autre jeu phare de la chaîne . « En 1996, quand on m’a confié Qui est qui ? , je sentais bien que cela ne plaisait pas à tout le monde. Pourquoi ai-je été choisie ? A contrario des autres jeux, ce sont les invités qui faisaient le show. Mon rôle était essentiellement d’être à leur écoute. Aujourd’hui, je ne sais pas pourquoi on ne me confie plus de jeux, mais mon rêve serait de présenter de nouveau Qui est qui ? « 



Source: TeleStar | NonStopZapping

What do you think?

23 points
Upvote Downvote

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Avatar

Written by FLASHMAG

Flashmag is a collaborative fashion & Lifestyle Magazine that focuses on fashion weeks, editorials, celebrities and brand campaigns with respect to high fashion. We are a group of over 30 Fashion Editors all over the world, giving diverse perspectives on fashion.